Lorsqu'on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d'une vie entière. [Georg Christoph Lichtenberg]

Lorsqu'on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d'une vie entière. [Georg Christoph Lichtenberg]
Je suis perdue
Où suis-je ?
Toute cette verdure !
Où vais-je ?
Une montagne plus loin

Je regarde autour de moi
Il n'y a personne

Et je te vois arriver dans cette lumière aveuglante
Papa, tu viens vers moi
Je tombe à genoux devant toi
Je baisse la tête et pleure

" Viens ma chérie" me dis-tu en me tendant la main
Un sourire au coin des lèvres et je me relève
Je me sens si bien ...

Au moment où ma main s'apprête à toucher la tienne
J'entends cette voix crier
"Non Gilbert ! Que fais-tu ? Laisse la ! Ce n'est pas son heure !"
C'est grand-père qui est maintenant à tes côtés

Alors Papa, tu commences à pleurer
Tu déposes une de tes larmes au fond de ce verre que tu me donnes
" Cette larme te rappellera que je ne t'oublie pas ! Je reviendrai ..."

Et tu t'en vas


# Posté le samedi 24 mai 2008 10:21

Modifié le mardi 21 octobre 2008 09:34

Je me suis rendu compte que j'avais de moins en moins de choses à dire, jusqu'au moment où, finalement, je me suis tu. Dans le silence, j'ai découvert la voix de Dieu. [Sören Kierkegaard]

Je me suis rendu compte que j'avais de moins en moins de choses à dire, jusqu'au moment où, finalement, je me suis tu. Dans le silence, j'ai découvert la voix de Dieu.  [Sören Kierkegaard]
Maman et moi sortons de chez Tatie
Sur la route il y a cette chapelle si belle
J'entends le son des cloches et je vois les moines qui en sortent

Je vois quelqu'un qui te ressemble
"Maman Maman ! C'est tonton Roland regarde !"
"Elodie, tonton est mort calme toi un peu avec tes bêtises." me répond ma mère

Un peu plus loin je vois à nouveau un moine
Et cette fois j'en suis certaine c'est bien toi

J'essaye de crier mais aucun son ne sort
Maman te voit enfin
Elle perd le contrôle de la voiture

Je me réveille en larmes

Que voulais-tu me dire ?

# Posté le samedi 24 mai 2008 10:30

Modifié le mardi 21 octobre 2008 09:36

Aussi grand que soit un trou, il y a toujours quelque chose autour. [François Cavanna]

Aussi grand que soit un trou, il y a toujours quelque chose autour. [François Cavanna]
Je t'entends crier
"Ma chérie ma chérie ! Aide moi je t'en supplie !"
Je te vois t'enfoncer dans ce trou en pleurant
Je veux t'aider mais je n'y arrive pas

"Papa Papa !"
Il y a cette barrière qui m'empêche de t'aider
Je te vois sombrer

Je pleure à mon tour
Je suis désespérée
"Papa je ne peux pas te sauver ! Papa !"

Et je vois cette lumière et cette femme belle, si belle, tellement belle
Elle te tend la main et t'aide à sortir du trou
"Ne t'en fais pas petite il est auprès de moi !" m'a t-elle dit

# Posté le samedi 24 mai 2008 10:39

Modifié le samedi 24 mai 2008 11:03

Si j'en juge par mon regret de quitter la vie, j'ai dû être plus heureux que je ne pensais. [Claude Aveline]

Si j'en juge par mon regret de quitter la vie, j'ai dû être plus heureux que je ne pensais. [Claude Aveline]
Nous avons décidé d'organiser cette grande fête
Tu es déjà mort tonton, mais tu es là
Tu nous dit juste que le Seigneur t'a permis de descendre pour passer une dernière soirée avec nous
Simplement pour nous dire au revoir

Moi, j'ai peur alors que personne ne se méfie de toi

Tu danses, tu danses, tu danses toute la soirée avec tatie
Tout le monde s'amuse comme jamais sachant qu'on ne te verra plus après

Au moment de partir tu donnes la main à chaque membre de la famille
Tu arrives devant moi, et tu m'embrasses
En pleurant tu me dis : "Je suis parti trop tôt, beaucoup trop tôt."

# Posté le samedi 24 mai 2008 10:59